Lyon-Saint-Exupéry : un aéroport sur la plaine agricole (1975)

Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0

À la fin des années 1960, Lyon a un problème : son aéroport de Bron est cerné par la ville et ses pistes sont trop courtes pour les long-courriers. La réponse viendra de la plaine agricole de l'Est lyonnais, où ouvre en 1975 l'aéroport de Lyon-Satolas, devenu Lyon-Saint-Exupéry en 2000 et aujourd'hui 5e aéroport français. Faites glisser le curseur : sous les pistes réapparaissent les parcelles cultivées.

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Pourquoi quitter Bron

Situé en milieu urbain, l'aéroport de Lyon-Bron n'a aucune possibilité d'extension. La décision de construire un nouvel équipement est prise à la fin des années 1960, et le choix se porte sur un vaste secteur plat à l'est de l'agglomération, partagé entre cinq communes : Colombier-Saugnieu, Pusignan, Janneyrias, Saint-Laurent-de-Mure et Villette-d'Anthon. Sur l'orthophotographie IGN de 1950-1965, on n'y voit que des champs, sans la moindre infrastructure aéroportuaire.

Bron ne ferme pas pour autant : les deux plateformes sont aujourd'hui gérées par une même société, Aéroports de Lyon, créée le 21 décembre 2006 pour y attirer des capitaux privés.

12 avril 1975 : Satolas ouvre avec une seule piste

L'aéroport, conçu par l'architecte Guillaume Gillet, est inauguré le 12 avril 1975 par le président Valéry Giscard d'Estaing ; le même jour, un Mercure d'Air Inter y assure le premier vol commercial. Au départ, la plateforme ne compte qu'une piste de 4 000 mètres et deux terminaux. Son emprise, elle, est taillée large : 2 000 hectares, dont 900 de réserves foncières. L'aéroport prend le nom de Lyon-Saint-Exupéry en 2000, pour le centenaire de la naissance de l'aviateur lyonnais.

Vue large : l'emprise des pistes sur la plaine

Du ciel : deux pistes parallèles orientées nord-sud

Sur la vue large, ce sont les pistes qui structurent tout. La première, longue de 4 000 mètres, est doublée en mai 1992 par une seconde, parallèle, de 2 670 mètres. Côté aérogares, le terminal 1 a été rénové et agrandi en 2009, puis complété par le terminal 1B, inauguré le 3 octobre 2017. Le terminal 2, fermé pour rénovation en juin 2022, a rouvert en avril 2024. L'ensemble est posé à 250 mètres d'altitude.

La gare « oiseau » et le tram express

En 1994, l'aéroport se dote d'une gare TGV signée Santiago Calatrava, en forme d'oiseau prenant son envol (inaugurée le 28 juin 1994) : béton blanc et structures d'acier, elle relie la plateforme au réseau à grande vitesse et a vu passer plus de 1,6 million de voyageurs en 2022. Depuis le 9 août 2010, le tram-train Rhônexpress parcourt en 27 minutes les 23 kilomètres qui la séparent du centre de Lyon.

Questions fréquentes

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry est-il privatisé ?
Oui. En octobre 2016, l'État a cédé ses 60 % à un consortium réunissant Vinci, Predica et la Caisse des dépôts, pour 535 millions d'euros.
Combien de passagers passent par Lyon-Saint-Exupéry ?
10 709 883 en 2025. L'aéroport avait franchi pour la première fois le cap des dix millions le 19 décembre 2017.
L'aéroport de Lyon a-t-il été primé ?
En 2019, le Conseil international des aéroports l'a désigné meilleur aéroport européen de l'année dans la catégorie des 10 à 25 millions de passagers.

Sources