Le Futuroscope : des champs de la Vienne au parc du futur (1987)

Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0

« Faire pousser le futur dans un champ » : la formule est de René Monory, et elle est à prendre au pied de la lettre. Au nord de Poitiers, là où se déploient aujourd'hui les architectures du Futuroscope, il n'y avait que des terres agricoles. Glissez le curseur : sous le parc réapparaît la campagne d'avant 1984.

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Avant : la campagne de la Vienne

Sur l'orthophotographie IGN de 1950-1965, le site n'est que terres agricoles, à quelques kilomètres au nord de Poitiers, sur les communes de Jaunay-Clan (aujourd'hui Jaunay-Marigny) et de Chasseneuil-du-Poitou. C'est ce foncier rural, plat et disponible, que le département retiendra au milieu des années 1980.

1983-1987 : d'un « observatoire du futur » à un parc

Le projet naît le 24 octobre 1983, quand le conseil général de la Vienne, présidé par René Monory, décide de lancer un « observatoire du futur » pour donner un moteur économique au département. Le site est choisi le 21 janvier 1984 ; la première pierre du pavillon est posée le 11 décembre 1984. L'ambition grandit en route : le 4 février 1985, on décide un « parc du Futur » bien plus vaste, dont l'architecte Denis Laming dessine les bâtiments.

Le Kinémax, pavillon de cinéma sur écran géant, est lancé en novembre 1985. Le parc ouvre avec billetterie le 31 mai 1987 et est inauguré officiellement le 26 juin. Cette première saison, il reçoit 222 500 visiteurs.

Vue large : le parc et sa technopole sur l'ancienne campagne

Sur la vue d'aujourd'hui : un parc, une technopole et une gare

Le parc lui-même couvre environ 35 hectares, mais la vue large montre bien davantage. Le long de l'autoroute A10, qui le dessert par sa sortie 28, s'est développée une technopole : le CNED, l'école d'ingénieurs ENSMA et de nombreuses entreprises de services s'y sont installés à partir des années 1990. Une gare TGV, ouverte le 13 juin 2000, relie le site au réseau à grande vitesse. Plus récemment, une salle de spectacle de 6 000 places, l'Arena Futuroscope, a ouvert en 2022, puis un parc aquatique couvert, l'Aquascope, en 2024.

Trois décennies de hauts et de bas

La fréquentation monte vite : un million de visiteurs en 1991, 2,9 millions en 1997, un chiffre jamais égalé depuis. Le parc change plusieurs fois de mains : propriété du département jusqu'en 1999, cédé au groupe Amaury en 2000, il revient dans le giron public fin 2002, avant que la Compagnie des Alpes en devienne le principal actionnaire en 2011. Il accueille aujourd'hui près de 2 millions de visiteurs par an et en a reçu plus de 60 millions depuis son ouverture.

Questions fréquentes

Quelle est l'attraction la plus célèbre du Futuroscope ?
« Arthur, l'Aventure 4D », ouverte le 19 décembre 2009, a été sacrée meilleure attraction au monde en novembre 2011.
Peut-on dormir sur place au Futuroscope ?
Oui : l'hôtel Station Cosmos a ouvert le 29 avril 2022, en même temps que le restaurant Space Loop.
Combien le Futuroscope investit-il pour se renouveler ?
Le plan « Vision 2025 », voté le 3 juillet 2020, prévoit 300 millions d'euros d'investissements sur dix ans.

Sources