Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0
Sur la pointe ouest de l'île de Nantes, là où l'on visite aujourd'hui les Machines de l'île et un quartier créatif, on construisait des navires. Les chantiers navals Dubigeon ont fermé en 1987 ; la friche est devenue un morceau de ville. Glissez le curseur : sous le quartier réapparaissent les cales et les grues d'avant.
Sur l'orthophotographie IGN de 1950-1965, la pointe ouest de l'île est un quartier industriel de la construction navale : les chantiers Dubigeon, avec leurs cales, leurs grues et leurs ateliers, sur l'ancienne Prairie-au-Duc. L'île elle-même est née du comblement de bras de Loire réunissant plusieurs îles.
Les chantiers navals ferment en 1987, laissant une vaste friche en cœur de ville. À partir des années 2000, un grand projet de reconversion est piloté par la SAMOA — plan urbain d'Alexandre Chemetoff au démarrage. Les anciennes cales sont conservées et réutilisées, notamment pour la nef des Machines de l'île (dont le Grand Éléphant, 2007).
Vue large : le quartier créatif sur l'ancien site des chantiers
L'île de Nantes (environ 4,9 km de long) est aujourd'hui l'un des grands projets urbains français : logements, équipements et lieux culturels y cohabitent avec les vestiges industriels conservés. La ville a remplacé les cales sans effacer la mémoire de la construction navale.