Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0
À l'ouest de Paris, là où s'élèvent aujourd'hui les tours de La Défense, il y avait un faubourg de prairies devenues terrains d'usines : blanchisseries, maroquineries, ateliers automobiles et métallurgie, des guinguettes et, à proximité, des bidonvilles. Glissez le curseur : sous la forêt de gratte-ciel réapparaît le tissu bas de Puteaux et Courbevoie des années 1950.
Sur l'orthophotographie IGN de 1950-1965, le secteur n'est qu'un tissu urbain bas traversé de voies ferrées : un ancien terroir agricole industrialisé au début du XXe siècle (usines automobiles, métallurgie, blanchisseries), de l'habitat ouvrier et des bidonvilles. Le nom du quartier vient de la statue « La Défense de Paris » (1883), au rond-point de Courbevoie.
En septembre 1958 est créé l'EPAD (Établissement public pour l'aménagement de la Défense), chargé d'orchestrer le nouveau quartier ; le CNIT est inauguré la même année. Les premières tours sortent de terre dans les années 1960 — la tour Nobel (architecte Jean de Mailly, 1966) est l'une des toutes premières.
Vue large : l'emprise du quartier d'affaires sur l'ancien faubourg
La Défense couvre environ 160 hectares et compte plus de 60 immeubles de grande hauteur, près de 3 millions de m² de bureaux et environ 200 000 salariés. Adossée à l'axe historique de Paris, elle est prolongée depuis 1989 par la Grande Arche.