Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0
Sur le littoral du Languedoc, là où se dressent aujourd'hui les immeubles-pyramides de La Grande-Motte, il n'y avait qu'un marais et une ferme isolée. En une décennie, une station balnéaire entière est sortie du sable. Glissez le curseur : sous la ville et son port réapparaît le rivage de marécages d'avant.
Sur l'orthophotographie IGN de 1950-1965, le site est une zone naturelle quasi inhabitée : des marais impropres à l'urbanisation, une plage nue, une seule ferme (un « mas »), le tout séparé des villages voisins par l'étang de l'Or. Le littoral languedocien était alors réputé inhospitalier, avant la démoustication.
Au début des années 1960, l'État lance l'aménagement du littoral Languedoc-Roussillon pour retenir les vacanciers : la mission Racine (créée en 1963, présidée par Pierre Racine). La Grande-Motte en est l'opération pilote, dessinée à partir de 1965 par l'architecte Jean Balladur — d'où ses immeubles en forme de pyramides. Le sol a dû être rehaussé d'au moins deux mètres et un port creusé.
Vue large : la station et son port sur l'ancien marais
Le port est inauguré le 22 juillet 1967 ; le général de Gaulle visite le chantier en octobre de la même année. La Grande-Motte devient une commune autonome en 1974. Sur environ 10,6 km², elle est aujourd'hui l'une des grandes stations de la côte, emblème de l'architecture balnéaire des années 1960.