🛒 Zones commerciales

Hypermarchés, retail parks et villages de marques sortis des champs : comment les entrées de ville se sont couvertes de toitures et de parkings.

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Le 15 juin 1963, un magasin d'un genre nouveau ouvre à Sainte-Geneviève-des-Bois : 2 500 m² de surface de vente et, surtout, un parking de 450 places. L'hypermarché à la française vient de naître, et avec lui une forme urbaine que la photographie aérienne rend immédiatement lisible.

Ces ensembles ne s'installent pas dans les centres-villes mais à leurs portes, là où le foncier agricole est bon marché et où passe la route. La loi Royer de 1973, puis la loi Raffarin de 1996, tentent d'encadrer leur multiplication sans l'arrêter : les entrées de ville françaises se couvrent de toitures rectangulaires, de giratoires et de nappes de stationnement. Dans les années 2000, la formule se diversifie encore avec les retail parks en bandes et les villages de marques, dont l'architecture imite un centre ancien qui n'a jamais existé.

Vu du ciel, le contraste est brutal : là où l'image de 1950 montre un parcellaire agricole découpé en lanières, la vue actuelle affiche de grandes surfaces claires, régulières, cernées de voies de desserte. La trame parcellaire d'origine a parfois entièrement disparu — mais il n'est pas rare qu'un chemin ancien survive, devenu l'axe principal du lotissement commercial.

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